LES VOYAGES – COLLECTIF XY
Avec Les Voyages, le Collectif XY transforme Paris La Défense en un vaste terrain de jeu acrobatique et poétique. Le…
A l’occasion du Bicentenaire de la photographie, COAL imagine dans le cadre des Extatiques, la saison culturelle de Paris La Défense, Brèches, un parcours photographique monumental à ciel ouvert, déployé sur les murs de la ville.
Avec les oeuvres des artistes : Marine Lanier, Elsa Leydier, Julien Lombardi et SMITH
Brèches se déroule du 17 septembre au 15 novembre 2026
Crédit image : Crédit image : Julien Lombardi, Los Cuates de la série Planeta, et Sabrina Budon / Création pension-complete / Paris La Défense RCS Nanterre 833 718 794
Publié le 3 septembre 2026
Brèche, n.f. — Ouverture pratiquée ou accidentelle dans une paroi, une muraille, une continuité. Par extension : moment où quelque chose d’inattendu s’infiltre, où une évidence se fissure pour laisser passer un autre regard. Ce sont ces brèches, taillées dans l’architecture du quotidien, que vient creuser ce parcours photographique monumental présenté à ciel ouvert sur le territoire de La Défense.
Réunissant une sélection de photographes emblématiques de la scène française, l’exposition réaffirme le pouvoir de ce médium à convoquer et transformer le réel. Collées à même les murs de la ville ou détournant le mobilier urbain de leurs fonctions habituelles, les photographies sortent littéralement du cadre : elles deviennent sculptures, installations monumentales, présences inattendues. Paysages réels ou recomposés, formes minérales et aquatiques, présences végétales, animales, étranges ou hallucinées, les récits visuels qu’elles dévoilent célèbrent nos interconnexions avec le vivant, présence persistante, fertile et insaisissable, affleurant au cœur d’un territoire minéral et saturé. À travers des démarches sensibles, conceptuelles ou documentaires, les artistes explorent la capacité de l’image photographique à faire émerger des imaginaires alternatifs, où le vivant ne s’oppose pas à la ville mais la traverse, la contamine et la transforme.
En célébrant le Bicentenaire de la Photographie, Brèches rappelle combien ce médium porte en lui une promesse toujours renouvelée : depuis sa naissance il y a deux siècles, il n’a cessé d’explorer de nouveaux formats et contextes, repoussant sans relâche ses propres frontières. Déployée à l’échelle de la ville, affranchie des cadres traditionnels, la photographie affirme ici pleinement sa contemporanéité, capable de surprendre, d’interroger et d’impliquer le spectateur dans un dialogue actif avec son environnement. Elle redevient ce qu’elle a toujours été : une technique du regard, une façon d’ouvrir des failles dans l’évidence du monde.
LES ARTISTES ET LEURS OEUVRES :
Sur la façade de l’église Notre-Dame-de-Pentecôte et les vitres du Point Info de Paris La Défense, Marine Lanier fait surgir une présence liquide au cœur du paysage urbain. Issues de sa série Les Vagues, ces photographies monumentales capturent les remous d’un cours d’eau et les transforment en paysages abstraits, entre réalité et imaginaire. Inspirée à la fois par ses souvenirs personnels et par l’univers de Virginia Woolf, l’artiste explore les liens entre le monde aquatique et nos paysages intérieurs. À travers ces images mouvantes et immersives, elle invite le regard à s’évader et laisse apparaître, au cœur de la ville, toute la puissance et le mystère du vivant.
Marine Lanier développe une œuvre photographique où se mêlent récit, mémoire et imaginaire. Lauréate du Prix de la Maison Ruinart associé à Paris Photo 2025, elle vit et travaille entre Dieulefit et Paris.
Et si ralentir devenait un acte de résistance ? Avec Pasithée, du nom de la déesse grecque du repos, Elsa Leydier investit l’espace urbain de photographies de plantes et de visages apaisés, invitant à une pause au cœur du rythme effréné de Paris La Défense. Réalisées selon la technique des film soups, ses images argentiques sont transformées par des infusions de plantes aux propriétés apaisantes, comme la camomille, la passiflore ou la valériane. Ces interventions modifient la matière même de la photographie, créant des images aux couleurs altérées et aux textures mouvantes, où le végétal devient acteur du processus créatif. À travers ces œuvres, l’artiste ouvre une parenthèse sensible dans le paysage urbain et nous invite à renouer avec une autre temporalité : celle, lente et discrète, du monde vivant.
Elsa Leydier vit et travaille entre la France et le Brésil. Son travail photographique explore notre relation à la nature et la manière dont les images façonnent notre perception du monde. Lauréate du Prix de la Maison Ruinart et du Prix Dior pour la Jeune Photographie en 2019, elle développe un univers visuel coloré et singulier, nourri de ses voyages en Amérique du Sud.
Julien Lombardi – Planeta
Avec sa double installation issue de la série Planeta, Julien Lombardi invite à explorer les profondeurs géologiques qui se cachent sous nos pieds. En écho à la verticalité de Paris La Défense, ses œuvres nous entraînent dans un voyage entre paysages désertiques, formations rocheuses et mondes invisibles. L’artiste fait dialoguer un panorama du désert de Sonora, au Mexique, avec des images inspirées de la pétrographie, une technique scientifique qui permet d’observer la structure intime des roches. Réalisées en collaboration avec des astrophysiciens, biologistes et géologues, ces photographies brouillent les frontières entre science et imaginaire, entre l’infiniment grand et l’infiniment petit. En révélant les traces du temps long inscrites dans la matière, Planeta nous rappelle que sous la ville subsiste une histoire bien plus ancienne : celle de la Terre, de ses transformations et du vivant.
Julien Lombardi vit et travaille entre la France et le Mexique. À la croisée de la photographie, de l’anthropologie et des sciences, il développe des projets de recherche au long cours qui interrogent notre rapport aux territoires et aux modes de représentation du monde. Il est lauréat du Prix Photographie & Sciences 2024.
Avec Dami, issue de la série photographique Fulmen, SMITH explore les frontières entre le visible et l’invisible, le corps et son environnement, l’humain et le non-humain. Réalisées à la caméra thermique, ses images révèlent une dimension cachée du vivant, où la chaleur devient un langage commun à toutes les formes de vie.
Inspirée par des expériences rituelles vécues en Amazonie, la série transforme les paysages, les visages et les animaux en apparitions mystérieuses. Déployées en grand format à Paris La Défense, ces photographies invitent à porter un autre regard sur le monde qui nous entoure et à percevoir les liens, les circulations et les métamorphoses qui traversent le vivant.
SMITH vit et travaille à Paris. À la croisée de la photographie, de l’art contemporain et de la philosophie, son travail interroge les frontières entre les êtres, les disciplines et les mondes visibles et invisibles. Il présente actuellement sa première exposition monographique muséale au MAC VAL.
INFORMATIONS PRATIQUES :
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Dans le cadre de la saison culturelle « D’autres mondes », imaginée par COAL pour « Les Extatiques 2026 », portée par Paris La Défense.
Ce projet est labellisé Bicentenaire de la Photographie par le ministère de la Culture et s’inscrit dans la programmation officielle du Bicentenaire du 1er septembre 2026 au 30 septembre 2027. Il bénéficie d’un partenariat avec Photo Days.
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